FAQ : Questions - Réponses

Vous vous posez sans doute quelques questions à propos de votre (futur) passage a l’institut de la main ! nous tentons ici de répondre aux questions les plus fréquentes posées par nos patients. nous espérons que vous y trouverez les réponses que vous cherchez, si ce n’est pas le cas n’hésitez a nous contacter avec le bouton en bas de page.

Bonne lecture….

Urgences

  • Contactez les Urgences de la main au : 02 51 84 88 88. Une infirmière vous répondra sur la conduite à tenir.Notre centre SOS main, seul centre ayant l’agrément FESUM (Fédération Européenne des Services d’Urgences Main) pour la Loire-Atlantique et la Vendée, est ouvert 7 jours/7 et 24h/24.
  • En cas de plaie, nettoyez à l’eau et au savon doux et réalisez un pansement (ou emballez la main dans un linge). Il ne faut pas réaliser de garrot en cas de saignement.
  • https://www.fesum.fr/les-accidents-de-la-main-les-plaies-minimes
  • En cas d’amputation de doigt, il faut récupérer le fragment amputé même s’il parait très abîmé.
  • https://www.fesum.fr/les-accidents-de-la-main-les-amputations
  • Pour trouver le centre SOS main le plus proche de chez vous :
  • https://www.fesum.fr
  • En cas d’urgence, vous pouvez contacter directement les Urgences de la main au : 02 51 84 88 88. Il n’est pas nécessaire de voir votre médecin traitant d’abord. Pour les consultations en dehors de l’urgence, il est par contre nécessaire d’avoir un courrier de votre médecin traitant.

Consultations

  • Pour votre consultation, vous devez vous présenter avec les documents administratifs suivants : carte d’identité, carte de vitale, moyen de paiement, ainsi que les justificatifs en cas d’AT/MP (Accident du Travail et Maladie Professionnelle), de CMU, d’ALD (Affection de Longue Durée) etc.
  • Pour un premier RDV, un courrier de votre médecin traitant est nécessaire. Par ailleurs, si vous avez réalisé des examens complémentaires, notamment d’imagerie médicale, pensez à les apporter le jour de la consultation.
  • Oui, c’est possible. La consultation est le moment où s’instaure un climat de confiance entre vous et votre chirurgien. Votre proche pourra vous aider à poser toutes les questions nécessaires et écouter les consignes post-opératoires avec vous.
  • En dehors des situations d’urgence, oui, le chirurgien que vous aurez vu en consultation est celui qui vous opèrera. Pour les urgences, nous organisons une continuité de soins 24h/24 et 7 jours /7. Il est possible dans ce cas que le chirurgien que vous avez vu aux urgences ne soit pas le même que celui qui vous opère.

Anesthésie

  • La plupart des interventions chirurgicales réalisées à l’Institut de la main Nantes Atlantique sont faites sous anesthésie loco-régionale : seule la main ou le bras est endormi. Si nécessaire, le médecin anesthésiste peut vous prescrire des médicaments pour vous aider à vivre au mieux l’intervention chirurgicale. Une anesthésie générale comporte des risques, notamment cardio-vasculaires, et est moins bien tolérée. Le médecin anesthésiste sera le mieux placé pour répondre à vos questions lors de la consultation d’anesthésie.
  • L’objectif de l’anesthésie loco-régionale est de supprimer la douleur. Vous pouvez par contre ressentir malgré l’anesthésie certaines sensations, comme la sensation de toucher ou la pression. Avant le début de l’intervention, nous vérifions que la zone à opérer est correctement anesthésiée. Si nécessaire, le médecin anesthésiste peut décider alors de vous administrer une dose supplémentaire de produit anesthésiant. Le médecin anesthésiste est par ailleurs disponible pendant l’opération et peut si nécessaire administrer des produits par voie veineuse pour vous détendre et vous aider à rendre le moment de votre intervention chirurgicale le plus confortable possible.
  • La durée de l’effet de l’anesthésie loco-régionale est variable d’un individu à l’autre et selon le type d’anesthésie. En règle générale, cet effet dure 6 à 8 heures. Il peut être plus long. Pendant cette période, il est important de bien protéger votre main en gardant le bras en écharpe pour éviter de vous blesser. Attention aussi au risque de brûlure et de gelure car vous ne sentirez pas la sensation de chaud et de froid.
  • Parfois, le réveil de l’anesthésie est douloureux. Le chirurgien vous prescrira des médicaments pour bien gérer la douleur en post-opératoire : il est important de les prendre sans attendre que la douleur ne soit trop importante.
  • Pas forcément. Le jour de votre opération, l’anesthésiste consultera le compte-rendu de la consultation d’anesthésie où seront renseigné vos antécédents médicaux et toute information nécessaire au bon déroulement de votre anesthésie.

Intervention chirurgicale

  • Un garrot pneumatique est un dispositif médical ressemblant à un brassard, permettant d’obtenir une pression contrôlée au niveau du bras, dans le but d’éviter la présence de sang au niveau de la zone opérée. Cela est presque toujours nécessaire en chirurgie de la main et du poignet, pour faciliter le travail du chirurgien.
  • Selon les recommandations de la SFAR (Société Française d’Anesthésie et de Réanimation), pour toute intervention chirurgicale, il est nécessaire pour le patient d’être à jeun. En effet, en cas d’échec, il est parfois nécessaire de passer à une anesthésie générale et celle-ci nécessite un jeûne strict. Les consignes sont un arrêt de la nourriture solide et du tabac 6h avant l’anesthésie et un arrêt de l’eau 2h avant.
  • Lors de votre intervention chirurgicale, dans certains cas, il est recommandé de passer des antibiotiques par voie veineuse. Par ailleurs, en cas d’échec ou en cas de mauvaise réaction à l’anesthésie, le médecin anesthésiste peut être amené à prescrire des médicaments par voie veineuse. La voie veineuse sera retirée en post-opératoire immédiat, dans le service ambulatoire, après la prise de la collation.

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  • Oui, si vous le souhaitez, vous pouvez amener de quoi écouter de la musique. Il n’est par contre pas autorisé de garder votre téléphone portable en salle d’opération.

Séjour à l’Institut de la main Nantes Atlantique

  • Il s’agit d’un mode d’hospitalisation à la journée, où le patient ne dort pas sur place après son opération. La majorité des interventions chirurgicales réalisées à l’Institut de la main Nantes Atlantique se font dans ce cadre-là.
  • Le choix de faire une intervention en ambulatoire dépend de vous et de l’intervention réalisée. Certains critères sont nécessaires pour garantir votre sécurité dans le cadre de la chirurgie ambulatoire, notamment la présence d’un tiers, qui pourra vous aider en cas de douleurs ou d’effet indésirable.
  • Après la fin de l’internat (11 ans d’études), le chirurgien a un premier poste appelé « Assistant spécialisé des Hôpitaux », pour une durée de deux ans généralement. L’Institut de la main Nantes Atlantique étant un centre formateur pour le Collège de Chirurgie Orthopédique et de Traumatologie, nous accueillons régulièrement des Assistants. C’est le moment pour le chirurgien de débuter son activité professionnelle, en pouvant parler des dossiers difficiles avec des chirurgiens plus expérimentés lors des staffs et de poursuivre sa spécialisation en chirurgie de la main et du poignet.
  • Il s’agit d’une réunion entre les chirurgiens pour parler ensemble des dossiers médicaux délicats. Dans certains cas en effet, la décision concernant la prise en charge thérapeutique est difficile à prendre, car il existe plusieurs options thérapeutiques possibles. Cela permet de partager l’expérience de chacun et d’améliorer la qualité de la prise en charge des patients.
  • Elle dépend de la pathologie du patient. La plupart des interventions chirurgicales peuvent être réalisées en ambulatoire. Parfois, en fonction du patient ou de la pathologie, le chirurgien peut décider d’une hospitalisation. Le chirurgien évalue sa durée par des consultations quotidienne et détermine la sortie en fonction de l’évolution constatée.
  • Les soins infirmiers sont effectués par des infirmières formées à la chirurgie de la main. Le patient peut être reçu par un kinésithérapeute si nécessaire et les orthèses (attelles thermoformées sur mesure) sont réalisées sur place par les professionnels de l’Institut de la Main. La psychologue de l’équipe peut également intervenir lors de traumatismes graves ou de situations soulevant des inquiétudes particulières, à la demande du patient ou du chirurgien.
  • Des consultations post-opératoires sont fixées par le chirurgien au rythme adapté à la pathologie. Elles s’accompagnent de consultations auprès des kinésithérapeutes, orthésistes et psychologues si nécessaire. Elles se poursuivent tant que cela est nécessaire.

Recherche clinique

  • Sur un plan individuel, cela vous donne la possibilité d’accéder à une intervention médicale diagnostique ou thérapeutique prometteuse, dans les meilleures conditions de sécurité, avant son utilisation en pratique médicale courante. Le patient qui participe à un essai de recherche clinique bénéficie en outre d’un suivi régulier particulièrement poussé qui participe à l’amélioration de la qualité des soins.
  • Sur un plan collectif, les essais de recherche clinique permettent de faire progresser les connaissances médicales et d’améliorer la qualité de la prise en charge de l’ensemble des patients.

Suites post-opératoires

  • Il faut garder le bras en écharpe le temps que l’anesthésie se soit levée. En effet, tant que le bras ou la main est encore anesthésiée, vous ne pouvez pas le/la contrôler et vous pouvez vous blesser. Généralement, il n’est pas nécessaire de conserver l’écharpe plus longtemps. Dans certains cas, il est néanmoins conseillé de garder la main surélevée (au-dessus du coude) pour diminuer l’œdème post-opératoire.
  • Oui, il est très important de bouger vos doigts, dans la limite de la douleur. Cet entretien a plusieurs avantages : cela permet de diminuer l’œdème (le gonflement) de vos doigts, et donc la douleur et cela permet aussi d’éviter l’ankylose (la raideur).
  • Un pansement de la main nécessite d’être pratiqué dans des conditions d’asepsie rigoureuses afin de limiter les risques infectieux. Le rôle de l’infirmière ne se limite pas au geste technique de réalisation du pansement, il est également de surveiller l’évolution locale, afin de renvoyer le patient vers son chirurgien en cas d’évolution défavorable. Il est de plus techniquement difficile de réaliser les pansements de sa propre main. C’est pour toutes ces raisons que votre chirurgien pour a prescrit des soins locaux par une infirmière diplômée d’état.
  • Il est facile de trouver une Infirmière Diplômée d’État (IDE) libérale près de chez vous. Vous pouvez chercher sur internet ou demander à la pharmacie s’ils ont un listing des infirmières libérales du secteur. Sur prescription médicale, l’infirmière peut venir faire les soins infirmiers le dimanche et les jours fériés lorsque le chirurgien le juge nécessaire.
  • Ce temps est variable selon le type de chirurgie et d’un patient à l’autre. Pour les cas les plus simples, la cicatrisation prend une quinzaine de jours. Pour les infections et plaies laissées en cicatrisation dirigée, la cicatrisation peut prendre plus d’un mois. Ce délai est augmenté chez les fumeurs et chez les patients ayant certaines maladies chroniques.
  • L’ablation des fils non résorbables se fait sur prescription médicale, par une Infirmière Diplômée d’État (IDE), généralement 15 jours après l’intervention. Dans la plupart des cas, cela sera réalisé par l’infirmière libérale qui fait les pansements.
  • Les fils résorbables se dissolvent progressivement en une quinzaine de jours. Chez certains patients, ils ne se résorbent pas et l’infirmière peut alors, sur prescription médicale, les retirer également.
  • Dans plusieurs situations justement, nous souhaitons que la plaie ne se referme pas trop vite. En cas d’infection, laisser ouvert permet d’autoriser un drainage. Dans la maladie de Dupuytren, cela permet de gérer le défaut de couverture cutanée qui survient quand un doigt rétracté depuis longtemps est à nouveau étendu. Dans ces situations particulières, le rythme des pansements est quotidien au moins au début.
  • Dans tous les cas, le pansement doit être le plus mince possible pour ne pas gêner la rééducation qui doit commencer 5 jours après l’intervention. Un retard dans le début de cette rééducation sera préjudiciable pour le résultat fonctionnel de votre main.
  • Le tabac altère la microcirculation sanguine et est neurotoxique. En cas de lésion nerveuse, c’est LE facteur de mauvais pronostic de la repousse nerveuse. Fumer avant et après une intervention chirurgicale augmente les risques de trouble de cicatrisation et la durée de cicatrisation. Cela augmente également les risques de complications infectieuses. Enfin, si vous êtes pris en charge pour une fracture, cela ralentit la consolidation osseuse.
  • C’est tout à fait normal. En effet, la récupération de la force est longue, et prends environ 3 mois voir plus selon les patients. Cela correspond au temps de cicatrisation du ligament annulaire antérieure, qui a été coupé lors de l’intervention chirurgicale.
  • La durée de l’œdème post-opératoire est variable selon le type d’intervention réalisée. Il est fréquent que l’œdème persiste bien après la fin de la cicatrisation cutanée et après l’arrêt de l’immobilisation. Une mobilisation précoce des chaînes digitales libres favorise la diminution de l’œdème, vous trouverez une vidéo pour vous guider ici :
  • https://youtu.be/5s6lXrRZ1cs
  • L’algoneurodystrophie, aussi appelé SDRC1 (Syndrome Douloureux Régional Complexe de type 1), est une complication non prévisible qui peut survenir après un évènement traumatique ou non, avec ou sans prise en charge chirurgicale. On parle parfois « d’allergie à la douleur ». Le corps réagit de façon excessive à un stimulus douloureux. L’évolution est longue, avec généralement une phase chaude (douleur, œdèmes, sueurs…) puis froide (dominée par la raideur). Cela nécessite parfois une prise en charge en centre anti-douleur ou en médecine physique et réadaptation. Des études ont montré l’efficacité de la supplémentation en Vitamine C dans la prévention de cette pathologie, c’est pourquoi votre chirurgien vous a prescrit cette cure de Vitamine C.
  • Les signes devant faire craindre une algoneurodystrophie ne sont pas spécifiques. Souvent, ces signes ne sont pas présents uniquement au niveau du site opératoire et touchent tout le membre supérieur (on parle de syndrome « régional »). Parfois il peut y avoir des douleurs isolées de l’épaule (on parle de « syndrome épaule-main »). Le diagnostic se fait sur un faisceau d’arguments chez un patient qui présentera une douleur intense persistante, une forte limitation des mobilités articulaires, un œdème persistant, une modification de la couleur de la peau (aspect changeant allant du rouge ou violet), des sensations de chaud et de froid, des épisodes de sueurs. Si vous sentez que votre épaule commence à devenir raide, il faut en parler à votre médecin traitant et vous pouvez dès à présent commencer l’autorééducation .
  • Le premier signe évocateur d’une infection du site opératoire est la douleur : une douleur inhabituelle, intense, nocturne, une douleur qui se réveille alors qu’elle n’était pas présente les jours précédents. Les autres signes sont : une diminution des mobilités des doigts/du poignet, des signes inflammatoires locaux (augmentation de la chaleur cutanée, rougeur), un écoulement de la cicatrice. La fièvre peut ne pas être augmentée. Si des soins locaux sont en cours, l’infirmière vous donnera son avis sur la cicatrisation.En cas de doute, vous pouvez contacter les urgences de la main au 02 51 84 88 88. Une infirmière vous répondra sur la conduite à tenir.

Suites post-opératoires : rééducation et orthèse

  • Il est difficile de répondre, car chaque cas est différent. Votre chirurgien est le mieux placé pour vous répondre, n’hésitez pas à lui poser la question. Vous pouvez également vous fier aux consignes post-opératoires indiquées dans le compte-rendu opératoire.
  • L’orthèse est parfois réalisée en post-opératoire immédiat, alors qu’il y a encore un œdème. Il est souvent nécessaire de la modifier lorsque l’œdème a diminué. Lorsque nous avons réalisé une ostéosynthèse, parfois le matériel (broches) entraîne un conflit avec l’orthèse et génère une douleur. Ceci peut s’arranger facilement avec un passage chez l’orthésiste ! Vous pouvez contacter les orthésistes de l’Institut de la main Nantes atlantique au 02 51 84 87 71.
  • Oui. Même si vous vous en sentez capable, sachez qu’en cas d’accident votre assurance ne vous couvrira pas. Il existe cependant des cas particuliers (boîte automatique etc.), à voir avec votre assurance automobile.